Ritournelle de la faim | 
agrandir | Auteur: Jean-marie-gustave Le Clézio Créateur: Jean-marie-gustave Le Clézio Éditeur: Editions Gallimard
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Évaluation moyenne des clients: 6 commentaires Classement parmi les ventes: 22
Média: Broché Pages: 206 Poids (kg): 0.6 Dimension (cm): 8 x 5.6 x 0.9
ISBN: 2070122832 EAN: 9782070122837 ASIN: 2070122832
Date de publication: Octobre 2, 2008 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Condition: livre neuf , jamais ouvert
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Oui mais bon... Novembre 28, 2008 Barbier (France) Je n'avais plus lu Le Clézio depuis Le chercheur d'or et mes quatorze ans. J'avais gardé l'image d'un écrivain à la plume cristalline, à la verve absolue, mais qui avait un facheux penchant pour la tranquillité. C'est à nouveau mon sentiment à la lecture de cette ritournelle. La plume est belle, certainement l'une des plus belles que j'aie pu lire. Mais l'histoire ne touche pas, n'émeut pas un instant. Le Clézio, pour moi, est avant tout un contemplatif. Il constate, il décrit avec minutie. Mais je n'ai pas ressenti véritablement la faim d'Ethel, je n'ai jamais compati. Ne retirons pas tout intérêt à l'histoire toutefois, j'ai beaucoup aimé cette description de la France dont on ne parle pas, la France bourgeoise qui n'était ni véritablement d'un bord, ni de l'autre, qui a subi la guerre sans véritablement s'impliquer. J'ai aimé la description de cette fin de guerre et d'après-guerre. Et j'ai beaucoup aimé le chassé-croisé d'Ethel et de Xénia. Ethel, petite fille bourgeoise admirative de Xénia la princesse déchue, qui se mue en femme libre car ayant tout perdue, que jalouse la néo-duchesse Xenia. Bilan: oui, mais bon...
UNe jolie petite musique Novembre 14, 2008 P. Vero 4 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
Un ouvrage en mode mineur qui raconte une jeune fille en désaccord avec sa famille et qui subit l'air du temps. Les temps sont durs car nous sommes dans la période avant guerre et que Paris devient nostalgique de ce qu'elle deviendra. Un roman sympathique avec de beaux sentiments. C'est agréable et bien écrit. Est ce ce qu'on attend d'un Prix Nobel ? mais il ne faut pas bouder son plaisir mais lire cet ouvrage qui laisse un sentiment de satisfaction.
un vague air de Proust Novembre 12, 2008 Mme D. Farigoules (France) 1 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
Ce roman n'a pas suscité en moi un grand enthousiasme ,celui que j'avais ressenti pour "Désert" ou "Onitsha" .Il a fait renaître en moi la légère fiévre que je ressentais ,enfant ,après un après-midi dominical oisif ,dans la chaleur du salon ,entourée d'adultes dont la conversation m'enivrait ,sans que j'y participe moi-même . Une touffeur génératrice de vague malaise,dans une société qui ne me concerne pas .Celle de chez Swann qui m'a toujours rebutée ,malgrè mon goût pour la "bonne "littérature . Le point de vue de l'enfant face à ce monde d'adultes ,pris dans un manège sur lequel il n'a pas prise ,est interessant et bien décrit par Le Clézio ,dans son style de "dandy" de l'écriture . Trop "dandy" cette fois . L'histoire mille fois rebattue des réfugiés dans leurs voitures d'un autre âge ,bloqués au milieu de la "plèbe" qu'ils n'avaient jamais cotoyée ,à l'abri dans leurs belles demeures parisiennes ,ne m'a pas émue . L'amitié avec Xénia qui donnait une énergie à l'histoire ,fait long feu et je suis restée sur ma faim . Bizarre l'attribution du Nobel !
Fluide et limpide Novembre 4, 2008 Amanda Meyre (france) 13 sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
1931, la bourgeoisie parisienne rêve encore, les petites filles s`accrochent à la main de leur parents et font rouler leurs cerceaux. Innocence et gaieté, foi en l'avenir, même si de plus en plus on entend la voix du nouveau chancelier allemand aboyer de l'autre coté du Rhin. Ethel découvre l'amitié, s'entiche de Xenia, son icône, son modèle, Xenia la princesse déchue, l'exilée dépossédée, la petite fille russe, Xenia qui manie très bien l'offense et la caresse . Ethel l'admire, la dévore, hypnotisée par la fierté, la liberté de celle qui n'a plus rien. Dans l'appartement où Justine et Alexandre, les parents d'Ethel tiennent salon tous les dimanches, les amis, parents, viennent partager, parader, cancaner, fustiger, dénoncer, railler. Le grand oncle Salomon meurt et lègue tout à Ethel, toute sa fortune, y compris le pavillon mauve qu'il a acheté pour Ethel lors de l'Exposition Universelle. Et tout sera perdu, vendu, bradé, monnayé, dilapidé. Envolé parce qu'Alexandre ne sait pas faire, évaporé parce que Justine baisse les bras. La chute, la fuite, la Cote d'Azur où se réfugie la bourgeoisie, affamée, épuisée, en attendant que se termine la guerre. ( Pendant toutes ces années ils avaient tenu le haut du pavé, ils s'étaient pavanés à leurs tribunes, ils avaient gardé le crachoir, avec leurs discours anti-juifs, anti-nègres, anti-arabes, leurs rodomontades et leurs airs de justiciers et de matamores. Tous ceux qui, comme Alexandre Brun, tremblaient pour leurs privilèges, attendaient le Grand Soir, la révolution bolcheviste, les complot des anarchistes....ceux qui riaient en voyant dans les journaux les dessins de Carb : Oust ! La France n'est plus une patrie pour les sans-patrie !... Maintenant, leur monde s'était écroulé, émietté, il avait été réduit à une eau de canal. Maintenant, ils étaient condamnés à errer comme des ombres, à leur tour, sans rien espérer, sans autre nourriture que les épluchures et les racines verdies, comme s'ils mangeaient la terre, le charbon et le fer, dans cet hiver interminable... Ils n'avaient rien vu venir .) Ritournelle de la faim pourrait être seulement le destin d'une jeune fille, née entre deux guerres, protégée, privilégiée puis acculée à la fuite au-delà de la ligne de démarcation. Ca l'est, d'ailleurs, en quelque sorte. Mais Ritournelle de la faim est aussi, à travers le portrait d'Ethel, celui de toute une bourgeoisie nantie, protégée, cuirassée dans ses convictions. Une France encore coloniale et remplie de certitudes, une génération où les enfants grandissent brutalement et mûrissent tels des fruits brutalement exposés au soleil. Il suffira qu'Ethel perde tout (argent, illusions, confiance) pour que le papillon sorte de sa larve enfantine. La langue de JMG Le Clezio est limpide et suave. Et cette limpidité, qui fait la force et la beauté du roman, entraîne le lecteur dans le sillage d'Ethel, son innocence, sa naïveté, sa force qui l'aidera à supporter la ruine et la faim. Le roman est ouvert et clôturé par deux courts et superbes chapitres où JMG Le Clezio évoque la faim, celle qu'il a connu, enfant, quand il courait après les chars américains tout juste débarqués, et la faim (de colère, d'absolu, de vivre) transformée sous les notes du Bolero de Ravel en litanie envoûtante.
Un sentiment de léthargie aigue Novembre 3, 2008 JF E (Fontainebleau, France) 18 sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
Le prix Nobel à un écrivain français, cela me motivait à lire ce roman jusqu'à la dernière page. L'action se résume à peu prés cette phrase: Et puis, tout d'un coup, elles sont devenues les meilleures amies du monde . Ce tout d'un coup détonne au milieu de l'ambiance léthargique générale dans laquelle je me sentais m'enfoncer à mesure que je tournais les pages. Une histoire sans histoire, on vibre peu, ni rire, ni pleur, ni peur, un brin de nostalgie, et un sentiment d'ennui. Il y a certes de jolis mots recherchés que l'on ne lit pas souvent. ..ces adresses croisées, rue Vaugirard, pour elle, villa Solferino, pour lui. Elle mignardisait. Mot absent du dictionnaire, se pourrait-il que l'académie de la langue française ait oublié le verbe mignardiser ? Il y a aussi quelques belles phrases : les grandes cocottes étaient des indigentes et les cocos-bel-Sil de vieux cacochymes . Ça sonne bien, la poésie des iles. Mais cela n'a pas suffit à me faire oublier l'ennui.
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